Main féminine tenant délicatement un savon surgras artisanal aux bords arrondis avec des gouttes d'huiles végétales dorées
Publié le 15 mars 2024

Le salut de votre peau atopique ne réside pas dans un pH neutre marketing, mais dans un savon « basique » qui la nourrit activement.

  • Les savons industriels sont des détergents qui décapent votre peau en retirant la glycérine, aggravant la sécheresse.
  • Un vrai savon SAF conserve toute sa glycérine native et un « surgras » (huiles non saponifiées) pour reconstruire activement votre film protecteur.

Recommandation : Abandonnez les gels douche et syndets, et choisissez un savon artisanal dont la composition est simple et riche en huiles végétales de qualité.

La douche devrait être un moment de plaisir. Pourtant, pour vous, elle est souvent le prélude à une journée de calvaire : peau qui tiraille, démangeaisons insupportables, plaques rouges qui s’enflamment. Vous avez tout essayé : les gels douche « testés dermatologiquement », les crèmes pour peaux sensibles, les syndets au pH neutre vantés en pharmacie. Mais le problème persiste. Votre peau, au lieu d’être apaisée, semble sortir de chaque lavage plus agressée et démunie. Cet inconfort permanent n’est pas une fatalité, mais la conséquence directe d’une industrie qui a oublié l’essentiel.

Le réflexe commun est de chercher des produits « doux » ou « sans savon », en se fiant à des arguments marketing comme le fameux « pH neutre ». Mais si cette quête était une fausse piste ? Si le véritable ennemi n’était pas le savon lui-même, mais ce que l’industrie en a fait ? Le cœur du problème ne se situe pas dans le pH, mais dans un processus de fabrication qui prive le savon de ses deux trésors les plus précieux. Ce que votre peau atopique réclame, ce n’est pas un produit inerte qui se contente de ne pas l’agresser. Elle a un besoin vital : celui d’être nourrie et réparée, dès le nettoyage.

Cet article n’est pas un guide de plus. C’est un manifeste. En tant qu’artisan savonnier, ma mission est de vous révéler la vérité que l’industrie cosmétique préfère taire. Nous allons déconstruire ensemble le mythe du pH neutre et comprendre pourquoi un vrai savon surgras, saponifié à froid, n’est pas juste une alternative, mais la seule solution logique et efficace pour restaurer activement votre barrière cutanée. Préparez-vous à changer radicalement votre vision du lavage et à redécouvrir le confort d’une peau saine et apaisée.

Pour vous guider dans cette révolution cutanée, nous allons explorer en détail les différences fondamentales entre les produits, choisir les actifs les plus adaptés, et déjouer les pièges courants. Voici le chemin que nous allons parcourir ensemble.

Quelle différence pour votre épiderme entre un savon industriel et un savon SAF riche en glycérine ?

Pour comprendre le soulagement qu’un savon SAF apporte, il faut d’abord saisir la violence que subit votre peau avec un savon industriel. La différence n’est pas une question de marketing, mais de chimie et de respect. Un savon industriel, qu’il se présente sous forme solide ou liquide, est avant tout un détergent. Son processus de fabrication à haute température (environ 120°C) vise la rentabilité avant tout. Cette chaleur détruit les propriétés bienfaisantes des huiles, mais le pire est à venir : l’étape du « relargage ».

Le vol de la glycérine : le secret inavoué de l’industrie

Durant la saponification industrielle, après la cuisson, les fabricants ajoutent du sel pour séparer le savon de l’excès de soude. Ce processus, appelé relargage, emporte avec lui un ingrédient essentiel naturellement formé : la glycérine. Or, la glycérine est un humectant puissant qui attire l’eau et maintient l’hydratation. Pourquoi la retirer ? Parce qu’elle a plus de valeur vendue séparément à l’industrie cosmétique pour être ajoutée dans… vos crèmes hydratantes. On crée le problème (assécher la peau) pour ensuite vendre la solution.

À l’inverse, la saponification à froid (SAF) est un processus artisanal lent, à température ambiante. Elle préserve intactes les qualités des huiles et, surtout, elle conserve toute la glycérine nativement produite. Votre savon n’est plus un simple nettoyant, c’est un véritable soin 2-en-1 qui lave et hydrate simultanément. Les trois différences fondamentales sont :

  • La glycérine : Intégralement conservée dans un SAF, elle est retirée d’un savon industriel.
  • Le surgras : Un savon SAF contient entre 4% et 11% d’huiles non transformées en savon (le « surgras ») qui nourrissent et protègent la peau. Ce concept est absent du savon industriel.
  • La température : Le procédé à froid préserve les vitamines et antioxydants des huiles, là où la cuisson les anéantit.

En somme, choisir un savon SAF, c’est refuser un système où l’on vous vend un produit dénaturé qui crée un besoin pour un autre.

Huile de baie de laurier ou lait d’ânesse : quel surgras privilégier pour le psoriasis ?

Une fois que vous avez choisi le camp des vrais savons, un nouveau monde s’ouvre à vous : celui des surgras. Le surgras, c’est cette portion d’huiles précieuses ajoutée en fin de préparation qui ne sera pas transformée en savon. C’est un film protecteur et nourrissant qui reste sur votre peau après le rinçage. Pour une peau atopique ou souffrant de psoriasis, le choix de ce surgras est stratégique. Deux ingrédients sortent du lot pour leurs vertus thérapeutiques : l’huile de baie de laurier et le lait d’ânesse.

L’huile de baie de laurier est l’âme du célèbre savon d’Alep. Reconnue depuis des millénaires, elle possède des propriétés antibactériennes, antifongiques et apaisantes exceptionnelles. Elle est particulièrement indiquée pour les peaux souffrant de psoriasis, d’eczéma ou d’acné, car elle aide à purifier l’épiderme tout en calmant les inflammations. Un savon surgras au laurier va non seulement nettoyer en douceur, mais aussi déposer un soin actif qui aide à réguler les déséquilibres cutanés. C’est un choix militant pour ceux qui cherchent une réponse ciblée et puissante à leurs problèmes de peau.

Gros plan sur un savon d'Alep traditionnel avec sa couleur verte caractéristique montrant la texture riche en huile de laurier

Le lait d’ânesse, quant à lui, est le symbole de la douceur absolue. Riche en vitamines (A, B, C, D, E), en minéraux, en oligo-éléments et en acides gras essentiels, il est un régénérant cutané hors pair. Son action est moins ciblée sur l’inflammation que le laurier, mais il excelle pour apaiser les peaux très sèches, réactives et pour calmer les démangeaisons. Il est idéal pour une utilisation quotidienne sur une peau atopique généralisée, en apportant un confort et une souplesse immédiats. Alors, lequel choisir ? Pensez « traitement » pour le laurier (en cas de crise, de psoriasis actif) et « confort » pour le lait d’ânesse (pour l’entretien et l’apaisement au long cours).

Dans les deux cas, vous offrez à votre peau bien plus qu’un nettoyage : un véritable pansement végétal ou lacté.

Syndet ou savon naturel : faut-il vraiment avoir peur du pH basique du savon ?

Voici l’argument massue de l’industrie pour vous détourner des vrais savons : le pH. On vous répète que la peau a un pH acide et qu’il faut utiliser des produits au pH « neutre » ou « physiologique ». En effet, comme le rappelle l’Association Française de l’Eczéma, la peau a un pH compris entre 4,5 et 5,7. Un savon SAF, par nature, a un pH basique (ou alcalin), situé entre 8 et 10. Le combat semble perdu d’avance. Sauf que c’est un mensonge par omission.

Un syndet (« synthetic detergent ») est un « savon sans savon » au pH acide, mais sa composition est un cocktail de tensioactifs synthétiques dérivés de la pétrochimie. Il ne décape pas la peau grâce à son pH, mais il ne lui apporte absolument rien. Il est inerte. À l’inverse, le pH basique d’un vrai savon a une fonction : il ouvre très légèrement les écailles de la peau, ce qui lui permet non seulement de nettoyer, mais aussi de recevoir les bienfaits du surgras et de la glycérine. Une peau saine régule son pH en quelques minutes seulement après le rinçage. Le léger « déséquilibre » temporaire est largement compensé par le dépôt d’un film lipidique protecteur et nourrissant.

Le tableau suivant résume le combat : il ne s’agit pas de pH, mais de philosophie.

Comparaison Syndet vs Savon SAF pour peau atopique
Critère Syndet (pH neutre) Savon SAF (pH basique)
pH 5,5 à 7 8 à 10
Composition Tensioactifs synthétiques 100% huiles saponifiées naturelles
Glycérine Absente ou ajoutée Naturellement présente
Surgras Possible mais artificiel Naturel 4-11%
Impact environnemental Variable selon formulation 100% biodégradable

Avoir peur du pH basique d’un savon SAF, c’est comme avoir peur du soleil parce qu’il peut brûler, en oubliant qu’il est indispensable à la vie. Comme le résume parfaitement la marque pionnière Gaiia :

Un savon à pH 10 saponifié à froid est 1000 fois plus respectueux et doux pour votre peau qu’un syndet pH neutre. Les microbes et bactéries sont détruites par un savon au pH 10, mais un pH neutre n’élimine pas les virus et bactéries.

– Gaiia, Article sur les savons pour peaux sensibles

Le choix est donc simple : préférez-vous un produit chimiquement neutre mais biologiquement mort, ou un produit biologiquement actif qui collabore avec votre peau ?

L’erreur de stockage qui transforme votre savon artisanal à 10 € en bouillie en une semaine

Vous avez fait le grand saut. Vous avez investi dans un magnifique savon artisanal, plein de promesses pour votre peau. Mais après quelques jours, c’est la déception : il fond à vue d’œil, se transforme en une pâte molle et peu ragoûtante. L’erreur n’est pas dans le savon, mais dans la façon de le traiter. Comprendre pourquoi il fond, c’est comprendre sa richesse.

Rappelez-vous : un savon SAF est gorgé de glycérine. C’est ce qui le rend si hydratant. Mais la glycérine est un humectant : elle attire l’eau. Laissé dans une flaque au bord de la baignoire, votre savon va littéralement « boire » l’humidité ambiante et se décomposer. Ironiquement, un savon qui fond vite est un signe de qualité, la preuve qu’il est riche en glycérine et n’a pas été dénaturé. Un savon industriel, dur comme de la pierre, est un savon « vide ». Pour préserver votre investissement et faire durer votre soin lavant, il faut adopter de nouveaux réflexes.

L’ennemi numéro un est l’eau stagnante. Votre savon doit pouvoir sécher complètement entre deux utilisations. Oubliez les porte-savons creux qui se transforment en piscine. La clé est la circulation de l’air. Voici un plan d’action simple pour doubler, voire tripler, la durée de vie de votre savon.

Votre plan d’action pour un savon qui dure : 4 réflexes à adopter

  1. Laisser sécher avant la première utilisation : Après l’achat, laissez votre savon « curer » à l’air libre pendant 24 à 48 heures hors de la salle de bain. Il va se durcir et mieux résister à l’eau.
  2. Adopter un porte-savon drainant : Privilégiez les porte-savons à grille, les luffas (éponges végétales) ou, l’idéal, le porte-savon aimanté qui maintient le savon à la verticale, sans aucun contact.
  3. Couper le savon en deux : N’utilisez qu’une moitié du savon à la fois. La partie non utilisée reste au sec, prolongeant la durée de vie globale du pain.
  4. Faire une rotation : Si possible, alternez entre deux savons différents. Cela garantit un temps de séchage optimal de plus de 24 heures pour chacun.

En appliquant ces gestes simples, vous transformez une contrainte apparente en un rituel qui honore la qualité du produit que vous avez choisi.

Quand utiliser un savon surgras pour le nettoyage du visage sans décaper le sébum ?

Le visage est la zone la plus exposée et son équilibre est fragile. L’idée d’y appliquer un savon, même surgras, peut faire peur, surtout si l’on a une peau mixte à grasse. Pourtant, utilisé correctement, un savon SAF peut être le meilleur nettoyant pour le visage, bien supérieur aux gels et mousses qui promettent de « purifier » mais ne font souvent que décaper, provoquant un effet rebond de production de sébum. Le secret réside dans la modération et la technique.

Contrairement au corps, le visage n’a pas besoin d’un nettoyage intense deux fois par jour. Le matin, un simple rinçage à l’eau fraîche ou tiède est souvent suffisant pour enlever l’excès de sébum nocturne sans agresser le film hydrolipidique. Réservez l’utilisation du savon surgras pour le nettoyage du soir. C’est à ce moment qu’il est le plus utile pour éliminer les impuretés de la journée, la pollution et les résidus de maquillage.

Visage de femme aux yeux fermés avec mousse délicate de savon surgras sur les joues dans une ambiance spa

Pour un nettoyage parfait, adoptez la méthode du double nettoyage, plébiscitée en Asie. Commencez par masser votre visage avec une huile démaquillante pour dissoudre le maquillage et les corps gras. Ensuite, émulsionnez votre savon surgras dans vos mains pour obtenir une mousse fine et crémeuse, puis massez délicatement votre visage avant de rincer à l’eau tiède. La température de l’eau est cruciale : l’eau trop chaude liquéfie le sébum protecteur et l’emporte, annulant les bénéfices du surgras. Un savon SAF bien choisi, avec un surgras adapté (jojoba pour les peaux grasses, avocat pour les peaux sèches), laissera votre visage propre, souple et confortable, jamais tiraillé.

Le savon n’est pas l’ennemi de votre visage ; son usage inapproprié l’est. En l’intégrant judicieusement dans votre routine du soir, vous aidez votre peau à se réguler naturellement.

L’erreur d’utiliser des anti-transpirants qui bloquent l’élimination des toxines

La lutte pour une peau saine ne s’arrête pas au choix du savon. Elle implique une vision globale de ce que nous appliquons sur notre corps. Une erreur courante, qui va à l’encontre de la philosophie du soin naturel, est l’utilisation d’anti-transpirants. Alors qu’un savon SAF travaille en harmonie avec votre peau, un anti-transpirant la bâillonne. Il ne se contente pas de masquer les odeurs comme un déodorant ; il bloque le processus naturel et essentiel de la transpiration grâce aux sels d’aluminium.

Ce blocage a deux conséquences néfastes. D’une part, il empêche l’élimination des toxines via la sueur, forçant le corps à trouver d’autres voies d’évacuation, ce qui peut surcharger les autres organes émonctoires. D’autre part, il perturbe profondément le microbiome cutané, cet écosystème de bonnes bactéries qui protège votre peau. Comme le souligne une étude universitaire française sur les dermatoses, un déséquilibre du microbiome peut directement contribuer au développement et à l’entretien de maladies cutanées inflammatoires comme l’eczéma ou la dermatite atopique.

Passer à un savon surgras est souvent un premier pas qui éveille une conscience plus large sur la santé de la peau, comme en témoignent de nombreuses personnes :

Ma peau atopique supporte enfin le savon grâce à cette recette surgras. Le séchage de 4 semaines est long mais indispensable.

– Un utilisateur converti, Vie ô Naturelle

Cette prise de conscience mène logiquement à remplacer les anti-transpirants par des déodorants naturels qui neutralisent les odeurs sans bloquer les pores. Choisir un savon SAF et un déodorant naturel, c’est faire un double pas vers le respect de la biologie de votre peau : vous la nourrissez au lieu de la décaper, et vous la laissez respirer au lieu de l’étouffer. C’est un acte de cohérence essentiel pour retrouver un équilibre durable.

La santé de votre peau ne dépend pas d’un seul produit miracle, mais d’un ensemble de choix respectueux de ses fonctions naturelles.

Pourquoi le Sodium Lauryl Sulfate décape-t-il votre cuir chevelu et le force à regraisser ?

Ce que vous fuyez pour la peau de votre corps s’applique avec encore plus de force à votre cuir chevelu. Cette zone, souvent oubliée, est pourtant une peau à part entière, dont l’équilibre est constamment mis à mal par les shampoings conventionnels. L’ingrédient star de ces produits, celui qui procure cette mousse abondante et « rassurante », est aussi votre pire ennemi : le Sodium Lauryl Sulfate (SLS) ou son cousin le Sodium Laureth Sulfate (SLES).

Ces sulfates sont des tensioactifs extrêmement puissants et peu coûteux. Leur pouvoir détergent est si élevé qu’ils sont aussi utilisés dans les produits de nettoyage pour le sol ou les moteurs. Appliqués sur votre cuir chevelu, ils décapent de manière agressive le film hydrolipidique. En réponse à cette attaque, les glandes sébacées paniquent et surproduisent du sébum pour tenter de se défendre. C’est le cercle vicieux de l’hyper-séborrhée réactionnelle : plus vous lavez, plus vos cheveux deviennent gras rapidement.

Le mécanisme de l’effet rebond : une peau en état de siège

Quand le film protecteur est anéanti par un détergent comme le SLS, la peau perd son étanchéité. L’eau qu’elle contient s’évapore et elle devient vulnérable aux agressions extérieures. Le système de défense de la peau déclenche alors une alerte générale, ordonnant une production massive et désordonnée de sébum pour recréer une barrière d’urgence. Ce phénomène est la cause directe des cheveux qui regraissent en 24h, des pellicules sèches (desquamation due à la sécheresse) et des démangeaisons.

Passer à un shampoing solide saponifié à froid (qui est, en essence, un savon SAF formulé pour les cheveux) casse ce cycle. En nettoyant sans décaper et en laissant un léger film nourrissant, il apaise le cuir chevelu. Les glandes sébacées, n’étant plus en état d’alerte permanent, régulent progressivement leur production. Il faut souvent une période de transition de quelques semaines, le temps que les cheveux se « détoxifient » des silicones et que le cuir chevelu retrouve son rythme, mais le résultat est une chevelure plus saine et des lavages plus espacés.

Comme le souligne Gaiia, « en utilisant un savon surgras saponifié à froid, vous évitez les détergents à base de sulfates qui ont un fort pouvoir détergent et peuvent provoquer de gros dégâts sur une peau atopique. » Ce qui est vrai pour votre peau l’est tout autant pour votre cuir chevelu.

À retenir

  • La supériorité du savon SAF ne vient pas de ce qu’il ne contient pas (chimie, conservateurs), mais de ce qu’il conserve : la glycérine native et le surgras nourrissant.
  • Le débat sur le pH est un leurre marketing : le film lipidique protecteur déposé par un savon SAF est bien plus important pour la santé de la peau qu’un pH temporairement basique.
  • La douceur d’un savon SAF est une philosophie complète qui s’étend du choix du savon à sa conservation, en passant par le remplacement des produits qui bloquent les fonctions naturelles de la peau (anti-transpirants, sulfates).

Baumes hydratants ou laits corporels : pourquoi votre peau de croco réclame-t-elle du gras et non de l’eau ?

Après avoir révolutionné votre routine de douche, la dernière étape est de comprendre comment nourrir votre peau. Vous avez l’habitude d’appliquer des laits corporels à la texture fluide, pensant que votre peau « boit » l’eau qu’ils contiennent. C’est une erreur de compréhension fondamentale. Une peau sèche ou atopique n’a pas soif, elle a faim. Ce qui lui manque, ce ne sont pas des molécules d’eau (que les laits contiennent en majorité), mais des lipides pour reconstruire sa barrière protectrice et empêcher sa propre eau de s’évaporer.

Le film hydrolipidique est un ciment composé de gras (sébum) et d’eau (sueur). Quand ce ciment est fissuré, l’eau s’échappe et la peau devient une passoire. Appliquer un lait, qui est une émulsion d’eau dans l’huile, revient à mettre de l’eau sur une passoire. La solution est de réparer le ciment. Pour cela, il faut des baumes riches en corps gras (beurres végétaux comme le karité, cires, huiles végétales) qui vont sceller la barrière cutanée. Cette approche est de plus en plus validée par la science, qui s’intéresse au microbiome et aux lipides. Les tendances cosmétiques le confirment, une étude récente montrant une chute de 45% des poussées atopiques après l’utilisation de crèmes restaurant la barrière lipidique.

La stratégie de réparation idéale se déroule en deux temps, en parfaite synergie avec votre savon SAF :

  1. Étape 1 – Préparer et nourrir sous la douche : Le savon surgras nettoie en douceur et dépose un premier film protecteur grâce à la glycérine et aux huiles non saponifiées. Votre peau sort de la douche non pas nue et vulnérable, mais déjà pré-nourrie.
  2. Étape 2 – Sceller et réparer après la douche : Sur une peau encore légèrement humide, appliquez un baume riche en lipides. Il va « verrouiller » l’hydratation et fournir les briques (céramides, stérols) nécessaires à la reconstruction du ciment intercellulaire. Privilégiez des ingrédients comme la cire de Candelilla, l’huile de Jojoba ou le beurre de Karité.

En combinant un nettoyage qui nourrit avec un soin qui répare, vous donnez enfin à votre peau les outils dont elle a besoin pour se défendre seule. C’est le début de la fin pour la « peau de crocodile » et le retour à un confort durable. Pour initier ce changement, la première étape est de choisir votre premier vrai savon, en lisant attentivement sa composition et en privilégiant les artisans qui sont transparents sur leur taux de surgras.

Questions fréquentes sur l’utilisation du savon surgras

Faut-il utiliser le savon surgras matin et soir ?

Le matin, un simple passage pour rafraîchir suffit. Le soir, utilisez-le dans le cadre d’un double nettoyage après démaquillage à l’huile.

Quelle température d’eau privilégier ?

Utilisez de l’eau tiède voire froide. L’eau chaude liquéfie et emporte le sébum protecteur, même avec le meilleur savon.

Comment choisir le surgras selon son type de peau ?

Peau mixte à grasse : huile de Jojoba ou Noisette. Peau sèche et mature : huile d’Avocat ou d’Argan.

Rédigé par Elodie Castel, Lithothérapeute certifiée et énergéticienne depuis 12 ans, Elodie est une spécialiste reconnue de la minéralogie appliquée au bien-être. Elle expertise l'authenticité des pierres et enseigne l'art de l'harmonisation des chakras et des lieux de vie.